mercredi 4 novembre 2009
La douceur de l'automne ...

C'était une bien belle journée dont je ne connais plus la date exacte. C'était un moment plein d'admiration en allant chercher les enfants, c'était un après-midi de travail au champs mais jamais sans mon numérique. Un beau jour ensoleillé comme on en voudrait des milliers dans notre vie, une journée paisible où j'avais envie d'immortaliser à ma façon cette belle saison qu'est l'automne.
Une feuille parmi tant d'autres ... Une feuille qui n'est pas encore vraiment "morte". Tes heures sont comptées jolie feuille, tu finiras comme les autres tu sais, toute brune et sèche, à la merci du moindre coup de vent.
C'est un paysage multicolore offert à mes yeux plein d'admiration ... Une splendide végétation, un patchwork si doux, si agréable et reposant à regarder ... Et le silence ...
C'est une charmille dans un parc ... Et quel parc !!
Celui du château de Jehay, magnifique édifice qui se dresse au coeur d'un écrin de verdûre et qui est, en toutes saisons, d'une splendeur inégalée ... Je ne me lasse pas de cet endroit, j'y passe tous les jours pour aller chercher les enfants à l'école et chaque fois mon regard quitte la route pour le regarder.
Vue sur la chapelle ...
C'est aussi ce pissenlit en bordure de champs qui a été épargné par le mauvais temps ...
C'est l'ami Bourdon, profondément assoupi de tout son long sur une fleur de moutarde ... Tellement endormi, qu'il n'a pas bougé un poil devant mon objectif.
C'est Bernard qui poursuit les semis d'épeautre, ils se terminent ...
Ce sont les flammes d'un petit feu improvisé qui lèchent la terre l'espace de quelques minutes ...
C'est une plantation de pommiers dont le feuillage jaune-orange contraste avec le vert vif de l'herbe ...

Sous le soleil d'automne, c'est encore plus beau ... Des paysages dont je ne me lasse pas et qui sont si près de chez moi, il suffit de les contempler au fil des saisons ...
Une pomme oubliée dans l'herbe ... Joli mélange de couleurs
Des clichés qui se veulent tous simples, témoignage modeste de cette splendide saison.

mardi 27 octobre 2009
Un bel après-midi à Liège ...

C'était un beau dimanche d'arrière saison, le soleil se frayait un chemin à travers les nuages et la température était douce. Comme l'année dernière, les enfants avaient décidés d'aller visiter l'Asianim un salon consacré à la culture japonaise (mangas, bandes dessinées, cuisine, jeux vidéos, dessins animés) qui se déroulait au Palais des Congrès de Liège et comme l'an passé, j'ai décidé de les accompagner. Je m'y étais bien amusée surtout en voyant les concours de déguisement.
Pour ceux qui ont de jeunes enfants ou des adolescents, voici Pikachu le pokémon ! Vous savez celui qui fait de l'électricité ! Je dois admettre qu'il était très sympa et disponible pour les photographes.
Comme le site était bien encadré et les enfants très intéressés par tout ce qu'ils voyaient et puis ils avaient des copains avec eux, je les ai laissés et j'ai décidé de partir en vadrouille en ville avec l'espoir de prendre quelques clichés. A la sortie du Palais des Congrès, il faut traverser le pont du Roi Albert, première image, premier coup de coeur ... La ville de Liège est fille de Meuse, quoi de plus logique que de prendre celle-ci traversant la ville. Seul regret pour moi, le soleil était masqué à ce moment et je trouve que ma photo manque de lumière.
Je vais très rarement en ville sauf quand je vais voir un spectacle mais c'est toujours le soir, difficile donc de profiter des belles choses. Après avoir traverser le pont me voici devant la statue d'Albert Ier, 3ème roi des belges appellé roi chevalier pour sa présence auprès de ses troupes lors de la guerre 14-18. Il est mort en 1934 à Marche-les-Dames en faisant de l'escalade.
Je pose mon regard au-delà de la statue, il y a un petit espace de verdure bien sympathique. Il y a des bancs tout le long du quai et là ... Second coup de coeur ! Mon attention est attirée par une scène du quotidien qui me touche beaucoup. Ils sont là, assis tous les deux et seuls au monde. Ils contemplent la Meuse tendrement enlacés. Ils se parlent, ils rient et moi je suis derrière eux, certaine de pouvoir prendre une belle photo mais je ne veux pas que leurs visages soient dévoilés, je ne veux en aucun cas les déranger, ni perturber leur intimité, c'est leur vie, leur histoire. Alors j'attends quelques instants, effectuant d'autres prises de vue et puis je vois que leur conversation s'arrête, elle lui sourit, elle pose gentiment sa tête sur son épaule ... J'ai capturé un instant de bonheur et je suis émue. C'est bête quand même ...
Je sors de ma rêverie et laisse "mes" amoureux pour continuer mon périple pour arriver aux "Terrasses". Impossible de passer à côté sans l'immortaliser ... "Li Torê" en français le taureau. C'est une scuplture de bronze, un des symboles des étudiants liégeois qui le célèbrent lors de la "Saint Torê" au début du printemps.
"Les Terrasses" c'est quelques mètres carré de pelouse avec en son centre des jets d'eau, le tout entouré d'un sentier empierré. En bordure de ce sentier il y a des rosiers et il ne reste qu'une seule fleur, une seule ...
Superbe ...
Une fois la chaussée traversée, je laisse derrière moi la circulation pour pénétrer dans le parc d'Avroy, c'est la première fois que j'y vais. Il fait très agréable s'y promener et j'ai rapidement fait une rencontre ...
Je croyais qu'elle ne me montrerait que le bout de son bec mais je n'ai guère dû attendre pour voir le reste car à quelques mètres de moi, un homme jetait du pain et l'estomac de ma poule d'eau a parlé faisant ainsi mon bonheur !
Il y a un bel étang où se croisent différents volatiles.
Miroir mon beau miroir ... Dis moi si je suis la plus belle ...
Liège c'est aussi la fête foraine, la foire d'octobre sur les boulevards d'Avroy et de la Sauvenière. Je m'y engouffre donc en quittant le parc. Je passe d'un endroit paisible à un autre bien plus bruyant. C'est dimanche et ça grouille de monde, heureusement que je suis motivée car pour avoir mes lacquemants favoris je vais devoir la traverser d'un bout à l'autre !
Des chapelets de peluches !!! On en a tous rêver quand on était enfant.
Ce qui me dérange le plus sur la foire c'est le prix exorbitant des choses. Il faut jusqu'à 5 euros pour faire un tour sur certains manèges et la nourriture ... N'en parlons même pas ! Ah elle peut bien être belle et appétissante cette gaufre ! Il faut un sacré budget pour passer un après-midi là-bas surtout dans notre cas, où nous sommes trois à aller sur les attractions. L'année dernière quand nous y sommes allés, les enfants ont juste fait un peu de karting et rien d'autre car ils trouvaient que c'était trop cher.
La nouvelle attraction de cette année ... La Stratosphère ! Métier forain pesant 78 tonnes et qui donne la possibilité aux 24 personnes qui y prennent place de découvrir une vue imprenable à 60 mètres de hauteur. On découvre, parait-il, une grande partie de la ville.
Me voici enfin arrivée à ma destination finale pour enfin pouvoir acquérir le fabuleux "trésor" tant convoité. Les lacquemants beignants dans le sirop d'érable !!!! C'est un vrai délice.
Ayant enfin en ma possession ce que je désirais, je n'ai pas voulu affronter à nouveau la foule et j'ai préféré sortir du cadre de la foire et rejoindre le Palais des Congrès par les trottoirs. Une fois en bord de Meuse, j'ai fais une pause sur le banc laissé vide par mes "amoureux" mais moi je n'avais pas un rendez-vous galant mais plutôt une petite faim à couper ... Ben oui ... Gourmande je suis toujours.
Retour près des enfants avec un petit cliché à la clé avec mon loulou chevelu.
Voilà une journée bien remplie qui s'achève et tout le monde est content et à trouver de quoi faire son bonheur en ce beau dimanche. Il est temps de reprendre le chemin de notre belle campagne mais avant un dernier regard vers le ciel ...
On reviendra en famille la semaine prochaine ... Peut-être que moi aussi j'irais faire un tour dans le ciel.

mardi 20 octobre 2009
Premières images de l'automne ...

L'été s'est éclipsé, laissant à l'automne, l'opportunité de s'installer doucement au coeur de la Hesbaye. C'est une belle saison même s'il fait plus frais, les arbres changent de couleurs et lorsque le soleil brille encore dans le bleu du ciel, ils nous offrent de bien belles images. Voici, en quelques clichés, les premières heures de l'automne.
Mélange harmonieux ... Le ciel, les nuages blancs et gris, le maïs ...
A l'orée du bois ... Où je serais restée volontiers assise sur une souche d'arbre pour écouter ce que la nature avait à me dire ...
C'est la période idéale pour les semis des céréales ... Ici c'est de l'épeautre que Bernard plante. Il m'a fait sourire en me disant que la terre était "amoureuse" et toute disposée à recevoir les graines. Il voulait dire qu'elle se préparait bien et finement.

Ce sont les derniers poivrons ramassés dans le jardin ... Cette année, les plants avaient été placés en pleine terre et en plein air. Bernard n'avait pas voulu les placer sous abri et le résultat fut plus que satisfaisant. De beaux poivrons avec beaucoup de goût, de quoi agrémenter bien des préparations culinaires.
C'est le temps des chataîgnes ... Celles que Bernard fait griller sur le coin du poêle dans un vieux moule à tarte. Moi je les préfère crues parce que lorsqu'elles sont chaudes, le goût me déplait.
C'est un panier rempli de noix, délicieuses lorsqu'elles sont encore un peu tendres et qu'on en grignote quelques-unes le soir assis confortablement en regardant la télévision.

L'automne, c'est aussi les premières gelées du matin ... Celles qui fais frissonner la végétation aux premières lueurs du jour ... Celles qui figent le paysage ...
C'est tout simplement ce beau feuillage près du château de Jehay ...
C'est à ce moment que l'on récolte le maïs mais celui-ci restera là encore un long moment et sera battu pour faire du maïs grain. Mais pour l'instant, cette petite parcelle sert d'écran de protection pour le gibier du château.

Hella ... Par un bel après-midi ensoleillé ...
Et ma vieille Zezette ... Avec ses beaux yeux verts et son pelage noir et feu ... Elle a la couleur de l'automne tout au long de l'année.

mercredi 14 octobre 2009
Une si belle amitié ...

Ah mais qu'est-ce qu'on s'aime bien tous les deux ! J'aime tant être dans tes bras ... Ca se voit !
Et jouer avec tes cheveux, me cacher sous ta crinière de lion ... Ben oui parce que Grégory ressemble un peu à un fauve avec ses cheveux longs en bataille et Vagabond adore ...
Viens donc ici que je te sers très fort et que je te mordille le menton ! Miaouwwww ! Ca c'est mon petit côté félin à moi ça !
Houlala !!! Que j'aime me blotir dans ton cou !!!! Je suis un vrai bébé d'amour moi !!! Un gros gâté ...
Tu me fais tourner la tête
Mon manège à moi, c'est toi
Je suis toujours à la fête
Quand tu me tiens dans tes bras

mardi 13 octobre 2009
Le labour à l'ancienne ...

Le labour à l'ancienne ...
Après avoir rencontré Jules (voir article précédement) qui m'avait tant ému à Cras-Avernas à la fin du mois d'août; j'ai eu l'occasion d'assister à une autre journée de labour à l'ancienne à Crehen le 20 septembre dernier. Il y avait là-bas rassemblés de nombreux tracteurs anciens pour la plupart en très bon état. Restaurés avec soins et passion ainsi que des chevaux de labour, tous plus beaux les uns que les autres.
Aucune comparaison possible avec Jules. Ici ces chevaux ont l'oeil vif et le regard pétillant. Leur apparence physique est plus que soignée et leur poil est brillant.
Nous avons fait une vraie plongée dans le temps ... Ici 1921 !
C'est vieux tracteurs avaient à l'époque des roues de fer, on est encore loin du pneu actuel et surtout bien loin des gros tracteurs de notre époque et du confort dont ils bénéficient dans leur cabine. A mon avis, il fallait avoir le dos solide à cette époque !
Tout le monde n'avais pas la chance d'avoir un cheval et encore moins un tracteur. Il fallait avoir un bon coup de manivelle pour démarrer cet engin. Allez monsieur ! 123 et on y va ! Des bonnes jambes étaient nécessaire aussi. Ce n'est pas de tout repos le labour !
Ces journées donnent aux jeunes agriculteurs ou aux citadins, une image vivante de la dureté du travail de la terre il y a bien longtemps, tant pour les hommes que pour les animaux.
En plein travail, ils sont magnifiques je trouve
Quant aux anciens issus du monde paysan, pendant quelques heures, ils retrouvent avec nostalgie, une partie de leur jeunesse.
L'homme sur sa "monture" sans doute plus facile à dompter que l'animal ... Quoique ...
Revenons à la beauté naturelle et pure des chevaux présents ce jour là.
Chaque détail compte ... La crinière joliment tressée à l'avant et surtout bien peignée, les grelots ... Toutes ces petites choses qui donnent à cet équidé un air si majestueux.
Un regard suffit parfois ...
Des tracteurs ... Il y en avait pour tout les goûts ...
Celui-ci a charrué mais sur ce cliché, il est utile à ce grand-père pour promener ses petits-enfants à travers la foule présente ce jour-là.
Très jolie série de Hanomag, d'un beau rouge intense et superbement entretenu. J'imagine aisément toutes les heures de travail qu'il a fallut pour maintenir ce matériel en état.
Gros plan ...
Ancêtre toujours ...
Ce fut encore un après-midi agréable, le soleil était là, les participants nombreux et le public au rendez-vous. Il est toujours intéressant de revoir ces choses qui ont fait notre passé, cela fait partie de notre culture, de notre patrimoine. A l'heure où l'agriculture vit des heures plus que sombres dans bien des secteurs, il est bon de réfléchir aux conséquences à long terme si les agriculteurs et leurs fermes venaient à disparaître. Comment faire face à la disparition du monde rural ? Il y a toujours du passage dans une ferme, de l'activité, des contacts, des choses essentielles pour le commun des mortels.Tout ça disparait petit à petit et c'est dommage pour tout le monde.

jeudi 8 octobre 2009
Vagabond ...

Je n'ai écouté que mon bon coeur quand je l'ai trouvé ...
Mon Dieu ! Que je ne le regrette pas ! Il me le rend si bien ...
Petite pause câlin
Qu'est-ce qu'on est bien sur les genoux de sa maîtresse ... Un vrai pacha !
mercredi 7 octobre 2009
Papillonage du dimanche ...

Un beau dimanche, lendemain de la réalisation du silo de maïs, Bernard est au champ occupé à travailler la terre. Je dois lui porter à manger pour midi et en reprenant la route vers la maison, j'ai le regard attiré par un nuage de papillons virvoltants et tourbillonnants dans les airs au-dessus d'une parcelle herbeuse et fleurie.
J'en ai rarement vu autant, il y en avait des dizaines allant d'une fleur à l'autre.
Il faut dire qu'ils avaient l'embarras du choix, luzerne, pissenlit, coucou ... Un charmant garde-manger pour eux et en plus un soleil plus que radieux bien haut dans le ciel azuré.
Pas facile de les "capturer" dans ma boite à photos ! Ca bouge tout le temps, on s'approche ... Et hop, il s'envole !
Moi qui croyait avoir photographier un Citron ... Et bien non, c'est un Souci !!!! Et zut !
Les couleurs se mélangent si bien, ils sont si beaux.

mardi 6 octobre 2009
Jules ...

Jules, je l'ai croisé par hasard à Cras-Avernas lors de la journée du battage à l'ancienne. Il était attaché à son van garé en bordure de champ, il mangeait paisiblement quelques brins de paille.
En le regardant, je fus frappée par la mélancolie que son regard dégageait. Ses yeux m'ont paru vide de toute expression, tristes et fatigués. Je ne suis pas une spécialiste des équidés, loin de là, mais son attitude m'a interpellée. Jules a 13 ans, je ne sais pas si on peut considérer qu'il soit réellement vieux sachant que l' espérance de vie moyenne d'un cheval se situe entre 25 et 30 ans, mais il m'est apparu usé, oui c'est le terme qui convient. Son pelage était terne et sale, il avait des écorchures un peu partout sur le corps, sa crinière n'était pas soignée ni son apparence en générale. Je ne connais pas le passé, ni la vie que ce cheval a connu, pourtant son maître semblait être aux petits soins avec lui. Malgré cela, Jules procure encore du rêve au enfant, comme cette petite fille si menue et frêle sur son dos. A quoi peut-elle bien penser si haut perchée ? Que peut-elle ressentir ? A-t-elle le sentiment que le monde lui appartient ? Belle vision que celle-là en tout cas.
J'ai demandé s'il devait encore labourer durant la journée et le propriétaire m'a répondu que non, mais très gentiment il m'a dit qu'il pouvait le réatteler et faire à nouveau une démonstration pour me montrer. D'autres personnes sont venues se joindre à moi pour le regarder travailler. On ne voit plus ça de nos jours, sauf dans de tels rassemblements.
Il est toujours surprenant et touchant à la fois de constater la complicité qui uni l'homme et l'animal. Le cheval tire la charrue dirigé presque exclusivement par la voix de son maître, les rênes servent peu. Un mot suffit pour qu'ils se comprennent, il n'est pas nécessaire d'en dire plus pour que le cheval obéisse. Jules semblait faire son travail avec coeur malgré l'habitude, son pas était ferme et décidé.
Cheval, tu dis l'Amour,
Egrenant tes pays, tes mers,
Sans notion de frontières,
Ta crinière enflamme les jours !
Tu chantes l'innocence,
Dans le corral des champs,
Mon présent se joue
A ton coeur qui bat,
Ô cheval, ton visage,
Me laisse sans voix !
La douceur de tes joues,
Fait vibrer les feuillages,
J'ai le coeur pris
Par un Amour immense,
Le plaisir est toujours nouveau,
De tes paysages nus,
Tu caresses l'espace,
De mouvements murmurés,
Ton corps est un baiser,
Ô l'univers...Oui, tu l'embrasses !
Une houle énorme se presse contre moi,
Les muscles sous ta peau,
En vagues me rudoient,
Je croule sous les eaux,
Au galop, tout survient,
Les parfums de la terre,
Ta beauté, ton allure altière,
La rosée de chaque matin,
Des collines voient le jour,
Tu portes des clairières,
Les robes des forêts
Et celles de l'Amour !
Ta queue, ô tendre essaim,
Est une gerbe en fleurs,
Exténuant l'azur,
L'absence et la peur,
Je ne saurais vivre loin de toi,
De ton regard qui vainc la nuit,
Tu comptes pour tout ce qui vit,
Les bosquets montrent leur émoi,
Cheval, tu dis l'Amour,
Nos songes sont les mêmes,
En ce monde et tant d'autres,
Que nos sens en éveil,
Inondent d'harmonie...

lundi 5 octobre 2009
L'arrache des betteraves ...

La betterave est une plante cultivée pour sa racine charnue utilisée comme légume dans l'alimentation humaine, comme plante fourragère et pour la production du sucre. C'est le cas de celle ci-dessus.
Production de sucre, après rapage de la racine, d'abord par extraction du sucre par de l'eau chaude. Les betteraves rapées dont on a extrait le sucre constituent un sous produit appelé la pulpe de betteraves qui est déshydratée par pression puis par chauffage et qui sert à nourrir le bétail. Nous en avons actuellement à la ferme pour nourrir nos vaches, nous avons fait un petit silo que nous utilisons immédiatement. Puis le jus de betteraves est purifié, concentré puis, soit fermenté pour être distillé et donner de l'alcool soit par cuisson, cristallisé et séparé de ses impuretés qui forment la mélasse qui contient encore 50% de sucre.
La mélasse est utilisée surtout pour la fabrication d'alcool ou est incorporée à la pulpe de betteraves pour l'alimentation du bétail. Très accessoirement, elle peut servir à la production de levure de boulangerie. Les collets et les feuilles servent pour l'alimentation du bétail ou sont restitués au sol (engrais vert).
Cette année, vu la sécheresse, l'arrachage a débuté dans la poussière. Ce manque d'eau a pour résultat une haute teneur en sucre.
Depuis plus de 15 ans, je "faisais partie du chantier" mais avec la fermeture de la sucrerie de Hollogne, la chargeuse de notre collègue ayant rendu l'âme la saison dernière, ça a perturbé notre organisation. Il ne souhaitait pas réinvestir dans une autre machine, c'est son choix et vu le contexte difficile que nous vivons, c'est sans doute une sage décision.
Les livraisons de betteraves ayant été redirigées vers une usine bien plus lointaine tout a été remis en question. Avant nous chargions nous mêmes, notre récolte, c'était très souvent moi qui faisais les trajets mais ici, c'est à environ 40 kms de chez nous, il faut plus de 2 heures pour faire un aller-retour et nous n'avons pas le matériel adhéquat. Je n'ai pas un tracteur suffisament rapide, le carburant est cher, on a laissé tomber. A partir de cette année, les betteraves partiront par camion.
Pour en revenir au chantier et à son organisation et par souci pratique, on a laissé bennes et tracteurs au hangar et voici ce qui me remplace dorénavant. Une débardeuse ou auto-chargeuse. Elle n'est pas à nous bien sur, on s'est associé avec quelqu'un pour faire la mise en tas.
C'est plus facile, plus rapide et les tas de betteraves sont mieux fait qu'avec les bennes, c'est donc plus facile pour la grue qui charge les camions.
Les temps ont changés. Oh ! On en est pas encore aux grosses machines intégrales qui font tout en 1 mais c'est déjà une évolution.
Je ne regrette pas de ne plus aller au champ, j'ai de toute façon toujours à faire et je m'occupe du bétail et de la traite, quand Bernard rentre le travail est fait et ça nous permet de rentrer un peu plus tôt.
dimanche 4 octobre 2009
Le faisan ...

La période des battues a commencé ici et il y a peu, on a lâché des centaines de faisans. Il commence seulement à se disperser cà et là autour du chateau et dans les quartiers avoisinants, la preuve ... Voici trois beaux mâles jouant à chat perché non loin de l'étable où dorment les vaches.
Le tas de fumier n'étant pas loin, ils en profitent pour se restaurer un peu, rien de meilleur que les grains de maïs digérés, récupérés dans les bouses de vaches ! Il paraît que c'est plein de vitamines ... Moi je préfère de loin le maïs frais ou en conserve ...
S'ils se réfugient derrière la ferme, c'est tout simplement à cause de la chasse aussi. Plutôt que d'y laisser des plumes, ils préfèrent venir se réfugier chez nous et ainsi couler de paisibles moments avant que les chasseurs arrivent.
Il faut reconnaître que c'est un très bel oiseau. J'apprécie beaucoup la beauté de son plumage et cette "quasi élégance" qui le caractérise. Ils sont parfois une bonne dizaine derrière la maison et c'est toujours un plaisir réel que de les regarder.
Voici une jolie poule ...






































































































